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Impacts environnementaux du dépôt à ciel ouvert, de la mise en décharge non contrôlée et du brûlage à ciel ouvert des déchets solides municipaux dans les pays en développement

A analyse du cycle de vie par niveau de revenu et zone climatique

Le brûlage à l’air libre, les décharges à ciel ouvert et la mise en décharge non contrôlée restent les principaux modes d’élimination des déchets solides municipaux dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Cette étude mesure les effets de ces pratiques sur l’environnement, par tonne de déchets, dans trois groupes de revenus et deux climats.

En bref : la toxicité humaine domine les impacts du brûlage à l’air libre partout, représentant environ 77% de l’impact pondéré. Pour les décharges à ciel ouvert et les décharges non contrôlées, le climat détermine le profil — l’écotoxicité aquatique en eau douce et l’eutrophisation prédominent en climat humide, tandis que la toxicité humaine domine en climat aride.

En bref

Unité fonctionnelle1 tonne de déchets solides municipaux éliminés

Modes d’éliminationBrûlage à l’air libre, décharge à ciel ouvert, décharge non contrôlée

Cas étudiés3 groupes de revenus de la Banque mondiale × climats aride et humide

Méthode d’impactCML 2001, cinq catégories au point médian

Principaux résultats

Résultats de l’étude

  • Brûlage à l’air libre — la toxicité humaine représente environ 77% de l’impact pondéré dans tous les groupes de revenus et les deux climats, contre environ 21% pour l’écotoxicité aquatique en eau douce. Par tonne, le brûlage à l’air libre génère un potentiel de toxicité humaine de 2 080–2 170 kg 1,4-DB-éq.
  • Décharges à ciel ouvert et décharges non contrôlées, climat humide — l’écotoxicité aquatique en eau douce (environ 60%) et l’eutrophisation (environ 30%) dominent, car les métaux lourds quittent le site par l’eau.
  • Décharges à ciel ouvert et décharges non contrôlées, climat aride — la toxicité humaine domine avec environ 60%, suivie de l’écotoxicité aquatique en eau douce avec environ 35% ; les émissions sont principalement dirigées vers le sol, avec environ 8% dans l’air.
  • Réchauffement climatique — la mise en décharge d’une tonne génère 432–520 kg CO₂-éq, carbone biogénique inclus (333–399 kg hors carbone biogénique), soit plus du double des 196 kg du brûlage à l’air libre, et cette valeur augmente avec le niveau de revenu.
  • Métaux lourds — le plomb et le zinc sont les principales émissions métalliques ; le plomb dans l’eau est le plus élevé dans tous les cas.
  • Fractions de déchets — les métaux génèrent les impacts les plus élevés, le plastique est à l’origine de l’eutrophisation et de l’écotoxicité, et le verre présente l’impact le plus faible.
Résumé

Résumé

Cette analyse du cycle de vie estime les impacts environnementaux potentiels de l’élimination des déchets solides municipaux (MSW) dans les pays en développement. Elle couvre les déchets de trois économies — à faible revenu, à revenu intermédiaire inférieur et à revenu intermédiaire supérieur — dans deux zones climatiques, aride et humide, et selon trois modes d’élimination : mise en décharge non contrôlée (non sanitaire), décharge à ciel ouvert et brûlage à l’air libre. Cinq catégories d’impact sont évaluées avec la méthode CML 2001 : potentiel d’acidification (AP), potentiel d’eutrophisation (EP), potentiel d’écotoxicité aquatique en eau douce (FAETP), potentiel de réchauffement climatique (GWP) et potentiel de toxicité humaine (HTP). L’étude fournit une base de référence pour évaluer le coût environnemental d’une mauvaise gestion des déchets et montre comment ce coût varie selon le climat, le niveau de revenu et la composition des déchets.

Mots-clés : gestion des déchets ; décharges non contrôlées ; décharges à ciel ouvert ; brûlage à l’air libre ; impacts environnementaux ; pays en développement ; analyse du cycle de vie; métaux lourds

Contexte

Élimination des déchets dans les pays en développement

Le monde a généré environ 2,01 milliards de tonnes de déchets solides municipaux en 2016, et ce chiffre devrait atteindre 3,40 milliards de tonnes d’ici 2050 (Kaza et al., 2018). Les pratiques d’élimination diffèrent fortement selon le niveau de revenu : environ 93% des déchets sont mis en décharge à ciel ouvert dans les pays à faible revenu, contre 2% dans les pays à revenu élevé (Kaza et al., 2018). Les lacunes de collecte, les budgets limités et le faible contrôle réglementaire maintiennent les décharges à ciel ouvert et le brûlage à l’air libre dans une grande partie de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique latine (Guerrero et al., 2013; Ferronato & Torretta, 2019).

Chacune de ces pratiques transfère les polluants vers une composante différente de l’environnement. Les décharges à ciel ouvert et non contrôlées rejettent des lixiviats dans les sols et les eaux, ainsi que des gaz de décharge dans l’air. Le brûlage à l’air libre émet des gaz à l’état de traces, des particules et des polluants atmosphériques dangereux, largement absents des inventaires nationaux d’émissions (Wiedinmyer et al., 2014). L’analyse du cycle de vie a été largement appliquée à la gestion des déchets solides (Laurent et al., 2014), et des travaux antérieurs ont utilisé l’élimination non contrôlée comme référence pour concevoir de meilleurs systèmes adaptés aux pays en développement (Ikhlayel, 2018b). Il manque toutefois une vision cohérente de la manière dont les impacts des pratiques d’élimination elles-mêmes évoluent selon le niveau de revenu et le climat.

Objectif et périmètre

Objectif, questions de recherche et périmètre

L’étude évalue les impacts environnementaux de l’élimination MSW dans les pays en développement, pour trois économies et, pour chacune, un climat aride et un climat humide. Elle examine la mise en décharge non contrôlée (non sanitaire), les décharges à ciel ouvert et le brûlage à l’air libre, car ces pratiques sont courantes dans de nombreux pays en développement. L’évaluation est conçue pour mettre en évidence les impacts de ces pratiques, leur contribution respective à la dégradation de l’environnement et l’enjeu environnemental le plus urgent pour une économie et un climat donnés.

Trois questions de recherche orientent les travaux :

  1. Les impacts environnementaux diffèrent-ils d’un niveau économique à l’autre ?
  2. Les conditions climatiques influencent-elles ces impacts ?
  3. Comment la composition des déchets affecte-t-elle chaque catégorie d’impact ?

L’étude ne classe pas les différents pays. Un classement nécessiterait des données précises sur l’ensemble du système de gestion des déchets de chaque pays — dispositifs de collecte, distances et énergie de transport, part et composition des déchets brûlés à ciel ouvert, et ampleur du recyclage informel — mais ces données sont indisponibles ou inexistantes.

Méthode

Méthode

ACV et périmètre du système

L’évaluation suit le analyse du cycle de vie cadre des normes ISO 14040 et ISO 14044 (ISO, 2006a; ISO, 2006b). Les éléments suivants ont été exclus du périmètre du système : la collecte des déchets depuis leur point de production jusqu’au site d’élimination ou à une station de transfert ; le transport vers une décharge contrôlée ou une décharge à ciel ouvert ; le recyclage informel ; d’autres traitements tels que le compostage et les projets pilotes formels ; et l’énergie utilisée pour gérer les déchets sur les sites d’élimination. Les résultats représentent donc les émissions et impacts potentiels de l’étape d’élimination elle-même. Les pays sont regroupés en pays à faible revenu, à revenu intermédiaire inférieur et à revenu intermédiaire supérieur selon la classification de la Banque mondiale (Banque mondiale, 2016).

Unité fonctionnelle

L’unité fonctionnelle est 1 tonne de MSW éliminés par mise en décharge non contrôlée, dépôt à ciel ouvert ou brûlage à ciel ouvert dans un pays en développement, défini selon son niveau économique et son climat.

Analyse de l’inventaire

Les émissions dans l’air, l’eau et les sols ont été estimées pour chaque mode d’élimination, niveau économique, climat et composition des déchets. Les inventaires relatifs aux décharges non contrôlées et aux dépôts à ciel ouvert provenaient du modèle spécifique aux déchets et au climat de Doka (2016a); les inventaires relatifs au brûlage à ciel ouvert provenaient du modèle spécifique aux déchets de Doka (2016b). Les deux modèles ont été appliqués aux déchets de chaque niveau économique, pour des conditions arides et humides, ainsi qu’à 1 tonne de chaque type de déchet. Les paramètres climatiques étaient la température annuelle moyenne, les précipitations annuelles moyennes et l’évapotranspiration réelle annuelle moyenne. Le facteur de correction du méthane suit les directives IPCC (IPCC, 2006). L’énergie utilisée sur les sites d’élimination était hors périmètre ; aucune donnée énergétique n’était donc nécessaire.

Méthode de calcul

Tous les calculs d’inventaire et d’impact de cette étude ont été élaborés et réalisés dans Microsoft Excel.

Les données sur la composition des déchets provenaient de la Banque mondiale (Hoornweg & Bhada-Tata, 2012) et couvrent les déchets organiques, le papier, le plastique, les métaux, le verre et les déchets “ autres ”. La source ne définit pas les déchets “ autres ”, et de nombreux pays ne les déclarent pas. Dans cette étude, ils ont été considérés comme un mélange de caoutchouc, textiles, bois et d’une part de déchets électroniques dangereux avec MSW, à 25% chacun, sur la base des fractions déclarées pour les pays en développement (Guerrero et al., 2013; Wilson et al., 2015). Dans de nombreux pays en développement, les déchets électroniques sont collectés et éliminés avec MSW (Ikhlayel, 2017; Ikhlayel, 2018a).

Tableau 1. Paramètres utilisés dans l’étude.
ParamètreValeurSource
Composition des déchets, faible revenu (organiques / papier / plastique / verre / métaux / autres)64 / 5 / 8 / 3 / 3 / 17%Hoornweg & Bhada-Tata, 2012
Composition des déchets, revenu intermédiaire inférieur59 / 9 / 12 / 3 / 2 / 15%Hoornweg & Bhada-Tata, 2012
Composition des déchets, revenu intermédiaire supérieur54 / 14 / 11 / 5 / 3 / 13%Hoornweg & Bhada-Tata, 2012
Composition des “ autres déchets ”Caoutchouc, textiles, bois et déchets électroniques, 25% chacunHypothèse ; voir Guerrero et al., 2013, Wilson et al., 2015
Paramètres climatiques par zoneTempérature annuelle moyenne, précipitations annuelles moyennes, évapotranspiration réelle annuelle moyenne pour une zone aride et une zone humideHijmans et al., 2005; Mu et al., 2011
Facteur de correction du méthane (MCF)0,6, valeur par défaut pour les sites d’élimination non catégorisésIPCC, 2006
Fraction de métaux brûlée lors du brûlage à ciel ouvert10%Hypothèse
Hauteur de la décharge contrôlée / de la décharge à ciel ouvert20 m / 10 mHypothèse
Durée d’exploitation de la décharge contrôlée30 ansHypothèse
Définitions de décharge non contrôlée, dépotoir à ciel ouvert et brûlage à l’air libreTelles qu’utilisées dans les modèles d’inventaireDoka, 2016a; Doka, 2016b; Hoornweg & Bhada-Tata, 2012

Évaluation des impacts du cycle de vie

Plusieurs méthodes d’évaluation des impacts existent, notamment ILCD, IMPACT 2002+ et ReCiPe. La méthode CML 2001 (Guinée, 2002) a été utilisée au niveau des impacts intermédiaires, car elle est largement appliquée à la gestion des déchets solides municipaux. Cinq catégories ont été évaluées : potentiel d’acidification (AP), potentiel d’eutrophisation (EP), potentiel d’écotoxicité aquatique en eau douce (FAETP), potentiel de réchauffement climatique sur 100 ans (GWP) et potentiel de toxicité humaine (HTP).

Résultats

Résultats et discussion

Profil d’impact par mode d’élimination

Le brûlage à l’air libre produit un profil quasi identique dans les deux climats et les trois économies. La toxicité humaine représente la part la plus importante, avec environ 77% en moyenne, suivie de l’écotoxicité aquatique en eau douce avec environ 21% ; l’eutrophisation constitue l’essentiel du reste.

Pour les dépotoirs à ciel ouvert et les décharges non contrôlées, le profil dépend du climat. En conditions humides, l’écotoxicité aquatique en eau douce représente la part la plus importante, avec environ 60% en moyenne, suivie de l’eutrophisation avec environ 30% et de la toxicité humaine avec environ 10%. En conditions arides, la toxicité humaine domine avec environ 60%, suivie de l’écotoxicité aquatique en eau douce avec environ 35%. Si l’on exclut ces deux catégories, l’eutrophisation est l’impact restant le plus important en climat humide et le réchauffement climatique en climat aride. L’acidification est notable en climat aride et négligeable en climat humide ; le réchauffement climatique est similaire dans les deux cas.

Toxicité humaine (HTP)Réchauffement climatique (GWP)Écotoxicité aquatique en eau douce (FAETP)Eutrophisation (EP)Acidification (AP)

Faites défiler horizontalement pour voir le graphique complet.

Figure 1. Part de l’impact environnemental pondéré par mode d’élimination, groupe de revenu et climatClimat aride0%25%50%75%100%Faible revenuFaible revenu, aride, brûlage à l’air libre : toxicité humaine 75.5%Faible revenu, aride, brûlage à l’air libre : réchauffement climatique 0.5%Faible revenu, aride, brûlage à l’air libre : écotoxicité aquatique en eau douce 21.5%Faible revenu, aride, brûlage à l’air libre : eutrophisation 2%Faible revenu, aride, brûlage à l’air libre : acidification 0.5%À cielouvertFaible revenu, aride, dépôt sauvage : toxicité humaine 58%Faible revenu, aride, dépôt sauvage : réchauffement climatique 2%Faible revenu, aride, dépôt sauvage : écotoxicité aquatique en eau douce 36.5%Faible revenu, aride, dépôt sauvage : eutrophisation 2.8%Faible revenu, aride, dépôt sauvage : acidification 0.7%À cieldépotoirFaible revenu, aride, décharge non contrôlée : toxicité humaine 58%Faible revenu, aride, décharge non contrôlée : réchauffement climatique 2%Faible revenu, aride, décharge non contrôlée : écotoxicité aquatique en eau douce 36.5%Faible revenu, aride, décharge non contrôlée : eutrophisation 2.8%Faible revenu, aride, décharge non contrôlée : acidification 0.7%Non contrôléedéchargeRevenu intermédiaire inférieurRevenu intermédiaire inférieur, aride, brûlage à l’air libre : toxicité humaine 80%Revenu intermédiaire inférieur, aride, brûlage à l’air libre : réchauffement climatique 0.3%Revenu intermédiaire inférieur, aride, brûlage à l’air libre : écotoxicité aquatique en eau douce 17%Revenu intermédiaire inférieur, aride, brûlage à l’air libre : eutrophisation 2.2%Revenu intermédiaire inférieur, aride, brûlage à ciel ouvert : Acidification 0.5%À cielouvertRevenu intermédiaire inférieur, aride, décharge à ciel ouvert : Toxicité humaine 60%Revenu intermédiaire inférieur, aride, décharge à ciel ouvert : Réchauffement climatique 3%Revenu intermédiaire inférieur, aride, décharge à ciel ouvert : Écotoxicité aquatique d'eau douce 33%Revenu intermédiaire inférieur, aride, décharge à ciel ouvert : Eutrophisation 3.3%Revenu intermédiaire inférieur, aride, décharge à ciel ouvert : Acidification 0.7%À cieldépotoirRevenu intermédiaire inférieur, aride, décharge non contrôlée : Toxicité humaine 60%Revenu intermédiaire inférieur, aride, décharge non contrôlée : Réchauffement climatique 3%Revenu intermédiaire inférieur, aride, décharge non contrôlée : Écotoxicité aquatique d'eau douce 33%Revenu intermédiaire inférieur, aride, décharge non contrôlée : Eutrophisation 3.3%Revenu intermédiaire inférieur, aride, décharge non contrôlée : Acidification 0.7%Non contrôléedéchargeRevenu intermédiaire supérieurRevenu intermédiaire supérieur, aride, brûlage à ciel ouvert : Toxicité humaine 76%Revenu intermédiaire supérieur, aride, brûlage à ciel ouvert : Réchauffement climatique 0.5%Revenu intermédiaire supérieur, aride, brûlage à ciel ouvert : Écotoxicité aquatique d'eau douce 21%Revenu intermédiaire supérieur, aride, brûlage à ciel ouvert : Eutrophisation 2%Revenu intermédiaire supérieur, aride, brûlage à ciel ouvert : Acidification 0.5%À cielouvertRevenu intermédiaire supérieur, aride, décharge à ciel ouvert : Toxicité humaine 59%Revenu intermédiaire supérieur, aride, décharge à ciel ouvert : Réchauffement climatique 2.7%Revenu intermédiaire supérieur, aride, décharge à ciel ouvert : Écotoxicité aquatique d'eau douce 35.3%Revenu intermédiaire supérieur, aride, décharge à ciel ouvert : Eutrophisation 2.5%Revenu intermédiaire supérieur, aride, décharge à ciel ouvert : Acidification 0.5%À cieldépotoirRevenu intermédiaire supérieur, aride, décharge non contrôlée : Toxicité humaine 59%Revenu intermédiaire supérieur, aride, décharge non contrôlée : Réchauffement climatique 2.7%Revenu intermédiaire supérieur, aride, décharge non contrôlée : Écotoxicité aquatique d'eau douce 35.3%Revenu intermédiaire supérieur, aride, décharge non contrôlée : Eutrophisation 2.5%Revenu intermédiaire supérieur, aride, décharge non contrôlée : Acidification 0.5%Non contrôléedéchargeClimat humide0%25%50%75%100%Faible revenuFaible revenu, humide, brûlage à ciel ouvert : Toxicité humaine 75.5%Faible revenu, humide, brûlage à ciel ouvert : Réchauffement climatique 0.5%Faible revenu, humide, brûlage à ciel ouvert : Écotoxicité aquatique d'eau douce 21.5%Faible revenu, humide, brûlage à ciel ouvert : Eutrophisation 2%Faible revenu, humide, brûlage à ciel ouvert : Acidification 0.5%À cielouvertFaible revenu, humide, décharge à ciel ouvert : Toxicité humaine 6.5%Faible revenu, humide, décharge à ciel ouvert : Réchauffement climatique 2%Faible revenu, humide, décharge à ciel ouvert : Écotoxicité aquatique d'eau douce 64%Faible revenu, humide, décharge à ciel ouvert : Eutrophisation 27.2%Faible revenu, humide, décharge à ciel ouvert : Acidification 0.3%À cieldépotoirFaible revenu, humide, décharge non contrôlée : Toxicité humaine 6.5%Faible revenu, humide, décharge non contrôlée : Réchauffement climatique 2%Faible revenu, humide, décharge non contrôlée : Écotoxicité aquatique d'eau douce 64%Faible revenu, humide, décharge non contrôlée : Eutrophisation 27.2%Faible revenu, humide, décharge non contrôlée : Acidification 0.3%Non contrôléedéchargeRevenu intermédiaire inférieurRevenu intermédiaire inférieur, humide, brûlage à ciel ouvert : Toxicité humaine 80%Revenu intermédiaire inférieur, humide, brûlage à ciel ouvert : Réchauffement climatique 0.3%Revenu intermédiaire inférieur, humide, brûlage à ciel ouvert : Écotoxicité aquatique d'eau douce 17%Revenu intermédiaire inférieur, humide, brûlage à ciel ouvert : Eutrophisation 2.2%Revenu intermédiaire inférieur, humide, brûlage à ciel ouvert : Acidification 0.5%À cielouvertRevenu intermédiaire inférieur, humide, décharge à ciel ouvert : Toxicité humaine 7.5%Revenu intermédiaire inférieur, humide, décharge à ciel ouvert : Réchauffement climatique 2.3%Revenu intermédiaire inférieur, humide, décharge à ciel ouvert : Écotoxicité aquatique d'eau douce 54.5%Revenu intermédiaire inférieur, humide, décharge à ciel ouvert : Eutrophisation 35.3%Revenu intermédiaire inférieur, humide, dépôt à ciel ouvert : Acidification 0.4%À cieldépotoirRevenu intermédiaire inférieur, humide, décharge non contrôlée : Toxicité humaine 7.5%Revenu intermédiaire inférieur, humide, décharge non contrôlée : Réchauffement climatique 2.3%Revenu intermédiaire inférieur, humide, décharge non contrôlée : Écotoxicité aquatique en eau douce 54.5%Revenu intermédiaire inférieur, humide, décharge non contrôlée : Eutrophisation 35.3%Revenu intermédiaire inférieur, humide, décharge non contrôlée : Acidification 0.4%Non contrôléedéchargeRevenu intermédiaire supérieurRevenu intermédiaire supérieur, humide, brûlage à l’air libre : Toxicité humaine 76%Revenu intermédiaire supérieur, humide, brûlage à l’air libre : Réchauffement climatique 0.5%Revenu intermédiaire supérieur, humide, brûlage à l’air libre : Écotoxicité aquatique en eau douce 21%Revenu intermédiaire supérieur, humide, brûlage à l’air libre : Eutrophisation 2%Revenu intermédiaire supérieur, humide, brûlage à l’air libre : Acidification 0.5%À cielouvertRevenu intermédiaire supérieur, humide, dépôt à ciel ouvert : Toxicité humaine 8.5%Revenu intermédiaire supérieur, humide, dépôt à ciel ouvert : Réchauffement climatique 2.2%Revenu intermédiaire supérieur, humide, dépôt à ciel ouvert : Écotoxicité aquatique en eau douce 61%Revenu intermédiaire supérieur, humide, dépôt à ciel ouvert : Eutrophisation 27.9%Revenu intermédiaire supérieur, humide, dépôt à ciel ouvert : Acidification 0.4%À cieldépotoirRevenu intermédiaire supérieur, humide, décharge non contrôlée : Toxicité humaine 8.5%Revenu intermédiaire supérieur, humide, décharge non contrôlée : Réchauffement climatique 2.2%Revenu intermédiaire supérieur, humide, décharge non contrôlée : Écotoxicité aquatique en eau douce 61%Revenu intermédiaire supérieur, humide, décharge non contrôlée : Eutrophisation 27.9%Revenu intermédiaire supérieur, humide, décharge non contrôlée : Acidification 0.4%Non contrôléedécharge
Figure 1. Part des impacts environnementaux pondérés liés à l’élimination de MSW en décharge non contrôlée, en dépotoir à ciel ouvert et par brûlage à l’air libre, pour trois économies en climats aride et humide. Valeurs redessinées à partir de l’analyse initiale.
Afficher les données de la figure 1Part de l’impact pondéré (%), par scénario.
ClimatGroupe de revenusMéthodeHTPPRGFAETPEPAP
ArideFaibleBrûlage à l’air libre75.5%0.5%21.5%2%0.5%
ArideFaibleDépotoir à ciel ouvert / décharge non contrôlée58%2%36.5%2.8%0.7%
ArideIntermédiaire inférieurBrûlage à l’air libre80%0.3%17%2.2%0.5%
ArideIntermédiaire inférieurDépotoir à ciel ouvert / décharge non contrôlée60%3%33%3.3%0.7%
ArideIntermédiaire supérieurBrûlage à l’air libre76%0.5%21%2%0.5%
ArideIntermédiaire supérieurDépotoir à ciel ouvert / décharge non contrôlée59%2.7%35.3%2.5%0.5%
HumideFaibleBrûlage à l’air libre75.5%0.5%21.5%2%0.5%
HumideFaibleDépotoir à ciel ouvert / décharge non contrôlée6.5%2%64%27.2%0.3%
HumideIntermédiaire inférieurBrûlage à l’air libre80%0.3%17%2.2%0.5%
HumideIntermédiaire inférieurDépotoir à ciel ouvert / décharge non contrôlée7.5%2.3%54.5%35.3%0.4%
HumideIntermédiaire supérieurBrûlage à l’air libre76%0.5%21%2%0.5%
HumideIntermédiaire supérieurDépotoir à ciel ouvert / décharge non contrôlée8.5%2.2%61%27.9%0.4%

Selon l’économie, la toxicité humaine liée au brûlage à l’air libre varie peu, de 2 080 à 2 170 kg 1,4-DB-éq par tonne dans les deux climats. Avec les dépotoirs à ciel ouvert et les décharges non contrôlées, l’écotoxicité aquatique en eau douce est la principale préoccupation pour les pays à faible revenu en conditions humides, tandis que la toxicité humaine est le principal contributeur en conditions arides. Dans les pays à revenu intermédiaire inférieur en conditions humides, l’écotoxicité aquatique en eau douce et l’eutrophisation sont toutes deux significatives, et la toxicité humaine constitue l’impact le plus sévère en conditions arides. Les pays à revenu intermédiaire supérieur suivent le profil des pays à revenu intermédiaire inférieur en conditions arides ; en conditions humides, l’écotoxicité aquatique en eau douce et la toxicité humaine sont les impacts les plus sévères. Le tableau 2 présente les résultats caractérisés par tonne.

Brûlage à l’air libre, deux climatsDépotoir et décharge, humideDépotoir et décharge, aride

Faites défiler horizontalement pour voir le graphique complet.

Potentiels de réchauffement climatique et de toxicité humaine par tonne, selon le mode d’élimination, le climat et le groupe de revenuRéchauffement climatique, kg CO₂-éq par tonne (y compris biogénique)Toxicité humaine, kg 1,4-DB-éq par tonneBrûlage à l’air libre, deux climatsFaibleBrûlage à l’air libre, les deux climats, faible : 196196Brûlage à l’air libre, les deux climats, faible : 2,1302,130Intermédiaire inférieurBrûlage à l’air libre, les deux climats, intermédiaire inférieur : 196196Brûlage à l’air libre, les deux climats, intermédiaire inférieur : 2,0802,080Intermédiaire supérieurBrûlage à l’air libre, les deux climats, intermédiaire supérieur : 196196Brûlage à l’air libre, les deux climats, intermédiaire supérieur : 2,1702,170Dépotoir et décharge, humideFaibleDépôt à ciel ouvert et décharge, humide, faible : 432432Dépôt à ciel ouvert et décharge, humide, faible : 129129Intermédiaire inférieurDépôt à ciel ouvert et décharge, humide, intermédiaire inférieur : 471471Dépôt à ciel ouvert et décharge, humide, intermédiaire inférieur : 126126Intermédiaire supérieurDépôt à ciel ouvert et décharge, humide, intermédiaire supérieur : 520520Dépôt à ciel ouvert et décharge, humide, intermédiaire supérieur : 170170Dépotoir et décharge, arideFaibleDépôt à ciel ouvert et décharge, aride, faible : 432432Dépôt à ciel ouvert et décharge, aride, faible : 916916Intermédiaire inférieurDépôt à ciel ouvert et décharge, aride, intermédiaire inférieur : 471471Dépôt à ciel ouvert et décharge, aride, intermédiaire inférieur : 762762Intermédiaire supérieurDépôt à ciel ouvert et décharge, aride, intermédiaire supérieur : 520520Dépôt à ciel ouvert et décharge, aride, intermédiaire supérieur : 957957
Tableau 2 sous forme de graphique. Potentiel de réchauffement climatique et de toxicité humaine par tonne de MSW, d’après le tableau 2. Les dépotoirs et les décharges non contrôlées présentent la charge climatique la plus élevée ; le brûlage à l’air libre présente de loin la charge de toxicité humaine la plus élevée.
Tableau 2. Impacts caractérisés CML 2001 par tonne de MSW éliminée, selon le mode d’élimination, le climat et l’économie. Les résultats du brûlage à l’air libre ne varient pas selon le climat, et les dépotoirs à ciel ouvert comme les décharges non contrôlées donnent des résultats identiques dans ce modèle ; ces lignes sont donc regroupées.
Mode d’éliminationClimatGroupe de revenusAP (kg SO₂-éq)EP (kg PO₄-éq)FAETP (kg 1,4-DB-éq)GWP, y compris les émissions biogéniques (kg CO₂-éq)GWP, hors émissions biogéniques (kg CO₂-éq)HTP (kg 1,4-DB-éq)
Brûlage à l’air libreAride et humideFaible0.4054.885731961882,130
Brûlage à l’air libreAride et humideIntermédiaire inférieur0.4054.564191961892,080
Brûlage à l’air libreAride et humideIntermédiaire supérieur0.4054.205721961882,170
Dépôt à ciel ouvert et décharge non contrôléeHumideFaible0.43734.21,150432333129
Dépôt à ciel ouvert et décharge non contrôléeHumideIntermédiaire inférieur0.41138.4832471363126
Dépôt à ciel ouvert et décharge non contrôléeHumideIntermédiaire supérieur0.37837.21,150520399170
Dépôt à ciel ouvert et décharge non contrôléeArideFaible0.8182.98557432333916
Dépôt à ciel ouvert et décharge non contrôléeArideIntermédiaire inférieur0.8402.79403471363762
Dépôt à ciel ouvert et décharge non contrôléeArideIntermédiaire supérieur0.7632.56556520399957

Émissions de métaux lourds

Les principales émissions de métaux lourds concernent l’antimoine, l’arsenic, le cadmium, le chrome, le chrome (VI), le cobalt, le plomb, le manganèse, le mercure, le nickel, le sélénium, l’argent, l’étain, le titane, le vanadium et le zinc. Le plomb et le zinc sont les plus significatifs. Par rapport aux autres métaux suivant la même voie d’émission, les émissions de plomb dans l’eau sont systématiquement les plus élevées, et plus élevées en climat aride qu’en climat humide ; le plomb est également significatif dans les sols et faible dans l’air. Les émissions de zinc sont significatives dans l’air, puis dans les sols. La figure 2 présente, pour chaque cas, la répartition des autres métaux.

ChromeNickelManganèseCobaltÉtainTitaneCadmiumArsenicAntimoineChrome (VI)MercureSélénium, vanadium, argent

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Figure 2. Répartition des émissions de métaux lourds par cas, hors plomb et zinc0%25%50%75%100%UMIC, humide, b : Chrome 68.5%UMIC, humide, b : Nickel 14.6%UMIC, humide, b : Manganèse 1.3%UMIC, humide, b : Cobalt 0.8%UMIC, humide, b : Étain 5%UMIC, humide, b : Titane 4.7%UMIC, humide, b : Cadmium 1.3%UMIC, humide, b : Arsenic 0.3%UMIC, humide, b : Antimoine 2.4%UMIC, humide, b : Chrome (VI) 0.2%UMIC, humide, b : Mercure 0.2%UMIC, humide, b : Sélénium, vanadium, argent 0.7%UMIChumidebUMIC, humide, o : Chrome 0.2%UMIC, humide, o : Nickel 2.8%UMIC, humide, o : Manganèse 45.8%UMIC, humide, o : Cobalt 27.8%UMIC, humide, o : Titane 1.2%UMIC, humide, o : Arsenic 6.3%UMIC, humide, o : Antimoine 4.7%UMIC, humide, o : Chrome (VI) 7%UMIC, humide, o : Mercure 3.2%UMIC, humide, o : Sélénium, vanadium, argent 1%UMIChumideoUMIC, humide, u : Chrome 0.2%UMIC, humide, u : Nickel 2.8%UMIC, humide, u : Manganèse 45.8%UMIC, humide, u : Cobalt 27.8%UMIC, humide, u : Titane 1.2%UMIC, humide, u : Arsenic 6.3%UMIC, humide, u : Antimoine 4.7%UMIC, humide, u : Chrome (VI) 7%UMIC, humide, u : Mercure 3.2%UMIC, humide, u : Sélénium, vanadium, argent 1%UMIChumideuUMIC, aride, b : Chrome 68.5%UMIC, aride, b : Nickel 14.6%UMIC, aride, b : Manganèse 1.3%UMIC, aride, b : Cobalt 0.8%UMIC, aride, b : Étain 5%UMIC, aride, b : Titane 4.7%UMIC, aride, b : Cadmium 1.3%UMIC, aride, b : Arsenic 0.3%UMIC, aride, b : Antimoine 2.4%UMIC, aride, b : Chrome (VI) 0.2%UMIC, aride, b : Mercure 0.2%UMIC, aride, b : Sélénium, vanadium, argent 0.7%UMICaridebUMIC, aride, o : Chrome 0.8%UMIC, aride, o : Nickel 50.2%UMIC, aride, o : Manganèse 5.2%UMIC, aride, o : Cobalt 3%UMIC, aride, o : Étain 16.2%UMIC, aride, o : Titane 17.6%UMIC, aride, o : Cadmium 4.6%UMIC, aride, o : Arsenic 0.8%UMIC, aride, o : Antimoine 0.6%UMIC, aride, o : Chrome (VI) 0.2%UMIC, aride, o : Mercure 0.3%UMIC, aride, o : Sélénium, vanadium, argent 0.5%UMICarideoUMIC, aride, u : Chrome 0.8%UMIC, aride, u : Nickel 50.2%UMIC, aride, u : Manganèse 5.2%UMIC, aride, u: Cobalt 3%UMIC, aride, u: Étain 16.2%UMIC, aride, u: Titane 17.6%UMIC, aride, u: Cadmium 4.6%UMIC, aride, u: Arsenic 0.8%UMIC, aride, u: Antimoine 0.6%UMIC, aride, u: Chrome (VI) 0.2%UMIC, aride, u: Mercure 0.3%UMIC, aride, u: Sélénium, vanadium, argent 0.5%UMICarideuLMIC, aride, b: Chrome 66.5%LMIC, aride, b: Nickel 15%LMIC, aride, b: Manganèse 1.7%LMIC, aride, b: Cobalt 1.4%LMIC, aride, b: Étain 5.2%LMIC, aride, b: Titane 4.1%LMIC, aride, b: Cadmium 1.8%LMIC, aride, b: Arsenic 0.4%LMIC, aride, b: Antimoine 2.8%LMIC, aride, b: Chrome (VI) 0.1%LMIC, aride, b: Mercure 0.2%LMIC, aride, b: Sélénium, vanadium, argent 0.8%LMICaridebLMIC, aride, o: Chrome 0.8%LMIC, aride, o: Nickel 48.9%LMIC, aride, o: Manganèse 5%LMIC, aride, o: Cobalt 5%LMIC, aride, o: Étain 15.9%LMIC, aride, o: Titane 15.3%LMIC, aride, o: Cadmium 6.3%LMIC, aride, o: Arsenic 0.9%LMIC, aride, o: Antimoine 0.8%LMIC, aride, o: Chrome (VI) 0.2%LMIC, aride, o: Mercure 0.3%LMIC, aride, o: Sélénium, vanadium, argent 0.6%LMICarideoLMIC, aride, u: Chrome 0.8%LMIC, aride, u: Nickel 48.9%LMIC, aride, u: Manganèse 5%LMIC, aride, u: Cobalt 5%LMIC, aride, u: Étain 15.9%LMIC, aride, u: Titane 15.3%LMIC, aride, u: Cadmium 6.3%LMIC, aride, u: Arsenic 0.9%LMIC, aride, u: Antimoine 0.8%LMIC, aride, u: Chrome (VI) 0.2%LMIC, aride, u: Mercure 0.3%LMIC, aride, u: Sélénium, vanadium, argent 0.6%LMICarideuLMIC, humide, b: Chrome 66.5%LMIC, humide, b: Nickel 15%LMIC, humide, b: Manganèse 1.7%LMIC, humide, b: Cobalt 1.4%LMIC, humide, b: Étain 5.2%LMIC, humide, b: Titane 4.1%LMIC, humide, b: Cadmium 1.8%LMIC, humide, b: Arsenic 0.4%LMIC, humide, b: Antimoine 2.8%LMIC, humide, b: Chrome (VI) 0.1%LMIC, humide, b: Mercure 0.2%LMIC, humide, b: Sélénium, vanadium, argent 0.8%LMIChumidebLMIC, humide, o: Chrome 0.3%LMIC, humide, o: Nickel 1.8%LMIC, humide, o: Manganèse 40%LMIC, humide, o: Cobalt 36%LMIC, humide, o: Titane 1.1%LMIC, humide, o: Arsenic 7.1%LMIC, humide, o: Antimoine 4%LMIC, humide, o: Chrome (VI) 5.6%LMIC, humide, o: Mercure 3%LMIC, humide, o: Sélénium, vanadium, argent 1.1%LMIChumideoLMIC, humide, u: Chrome 0.3%LMIC, humide, u: Nickel 1.8%LMIC, humide, u: Manganèse 40%LMIC, humide, u: Cobalt 36%LMIC, humide, u: Titane 1.1%LMIC, humide, u: Arsenic 7.1%LMIC, humide, u: Antimoine 4%LMIC, humide, u: Chrome (VI) 5.6%LMIC, humide, u: Mercure 3%LMIC, humide, u: Sélénium, vanadium, argent 1.1%LMIChumideuLIC, aride, o: Chrome 0.9%LIC, aride, o: Nickel 58.3%LIC, aride, o: Manganèse 3.4%LIC, aride, o: Cobalt 4.3%LIC, aride, o: Étain 19.3%LIC, aride, o: Titane 7.2%LIC, aride, o: Cadmium 4.1%LIC, aride, o: Arsenic 0.8%LIC, aride, o: Antimoine 0.7%LIC, aride, o: Chrome (VI) 0.2%LIC, aride, o: Mercure 0.3%LIC, aride, o: Sélénium, vanadium, argent 0.5%LICarideoLIC, aride, u: Chrome 0.9%LIC, aride, u: Nickel 58.3%LIC, aride, u: Manganèse 3.4%LIC, aride, u: Cobalt 4.3%LIC, aride, u: Étain 19.3%LIC, aride, u: Titane 7.2%LIC, aride, u: Cadmium 4.1%LIC, aride, u: Arsenic 0.8%LIC, aride, u: Antimoine 0.7%LIC, aride, u: Chrome (VI) 0.2%LIC, aride, u: Mercure 0.3%LIC, aride, u: Sélénium, vanadium, argent 0.5%LICarideuLIC, humide, b: Chrome 71%LIC, humide, b: Nickel 15.6%LIC, humide, b: Manganèse 1%LIC, humide, b: Cobalt 1%LIC, humide, b: Étain 5.4%LIC, humide, b: Titane 1.5%LIC, humide, b: Cadmium 1%LIC, humide, b: Arsenic 0.2%LIC, humide, b: Antimoine 2.5%LIC, humide, b: Chrome (VI) 0.1%LIC, humide, b: Mercure 0.2%LIC, humide, b: Sélénium, vanadium, argent 0.5%LIChumidebLIC, aride, b: Chrome 71%LIC, aride, b: Nickel 15.6%LIC, aride, b: Manganèse 1%LIC, aride, b: Cobalt 1%LIC, aride, b: Étain 5.4%LIC, aride, b: Titane 1.5%LIC, aride, b: Cadmium 1%LIC, aride, b: Arsenic 0.2%LIC, aride, b: Antimoine 2.5%LIC, aride, b: Chrome (VI) 0.1%LIC, aride, b: Mercure 0.2%LIC, aride, b: Sélénium, vanadium, argent 0.5%LICaridebLIC, humide, o: Chrome 0.3%LIC, humide, o: Nickel 3%LIC, humide, o: Manganèse 30%LIC, humide, o: Cobalt 41%LIC, humide, o: Titane 0.8%LIC, humide, o: Arsenic 7.4%LIC, humide, o: Antimoine 5.3%LIC, humide, o: Chrome (VI) 8.2%LIC, humide, o: Mercure 3%LIC, humide, o: Sélénium, vanadium, argent 1%LIChumideoLIC, humide, u: Chrome 0.3%LIC, humide, u: Nickel 3%LIC, humide, u: Manganèse 30%LIC, humide, u: Cobalt 41%LIC, humide, u: Titane 0.8%LIC, humide, u: Arsenic 7.4%LIC, humide, u: Antimoine 5.3%LIC, humide, u: Chrome (VI) 8.2%LIC, humide, u: Mercure 3%LIC, humide, u: Sélénium, vanadium, argent 1%LIChumideu
Figure 2. Émissions de métaux lourds par cas, en part des émissions totales de métaux, hors plomb et zinc. LIC, LMIC et UMIC désignent respectivement les pays à faible revenu, à revenu intermédiaire inférieur et à revenu intermédiaire supérieur ; b correspond au brûlage à l’air libre, o au dépôt à ciel ouvert et u à la décharge non contrôlée. Valeurs redessinées à partir de l’analyse originale.

La figure 3 montre la destination de ces émissions. En climat humide, les métaux lourds issus des dépôts et décharges non contrôlées se retrouvent presque entièrement dans l’eau, tandis qu’en climat aride, ils se retrouvent dans les sols, à environ 90%, et dans l’air, à environ 8%. Le brûlage à l’air libre émet des métaux dans les sols dans tous les cas. Pour l’ensemble des éléments étudiés, la présence de métaux dans les sols est significative par rapport à l’air ; il en va de même pour les émissions globales, indépendamment du niveau de revenu et du mode d’élimination.

EauLes solsL’air

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Figure 3. Part des émissions de métaux lourds dans l’eau, le sol et l’air selon les cas0%25%50%75%100%UMIC, humide, uUMIC, humide, u: Eau 99.9%UMIC, humide, u: Air 0.1%UMIC, humide, oUMIC, humide, o: Eau 99.9%UMIC, humide, o: Air 0.1%UMIC, humide, bUMIC, humide, b: Sol 99.9%UMIC, humide, b: Air 0.1%UMIC, aride, uUMIC, aride, u: Eau 1.6%UMIC, aride, u: Sol 90.1%UMIC, aride, u: Air 8.3%UMIC, aride, oUMIC, aride, o: Eau 1.6%UMIC, aride, o: Sol 90.1%UMIC, aride, o: Air 8.3%UMIC, aride, bUMIC, aride, b: Sol 99.9%UMIC, aride, b: Air 0.1%LMIC, humide, uLMIC, humide, u: Eau 99.9%LMIC, humide, u: Air 0.1%LMIC, humide, oLMIC, humide, o: Eau 99.9%LMIC, humide, o: Air 0.1%LMIC, humide, bLMIC, humide, b: Sol 99.9%LMIC, humide, b: Air 0.1%LMIC, aride, uLMIC, aride, u: Eau 1.3%LMIC, aride, u: Sol 90.2%LMIC, aride, u: Air 8.5%LMIC, aride, oLMIC, aride, o: Eau 1.3%LMIC, aride, o: Sol 90.2%LMIC, aride, o: Air 8.5%LMIC, aride, bLMIC, aride, b: Sol 99.9%LMIC, aride, b: Air 0.1%LIC, humide, uLIC, humide, u: Eau 99.9%LIC, humide, u: Air 0.1%LIC, humide, oLIC, humide, o: Eau 99.9%LIC, humide, o: Air 0.1%LIC, aride, bLIC, aride, b: Sol 99.9%LIC, aride, b: Air 0.1%LIC, humide, bLIC, humide, b: Sol 99.9%LIC, humide, b: Air 0.1%LIC, aride, uLIC, aride, u: Eau 1.4%LIC, aride, u: Sol 90.4%LIC, aride, u: Air 8.2%LIC, aride, oLIC, aride, o: Eau 1.4%LIC, aride, o: Sol 90.4%LIC, aride, o: Air 8.2%
Figure 3. Part des émissions de métaux lourds dans l’eau, les sols et l’air, par cas. Abréviations identiques à celles de la figure 2. Valeurs redessinées à partir de l’analyse originale.

Impacts selon l’économie et le climat

La figure 4 regroupe les impacts pondérés par économie et par climat. La toxicité humaine est plus significative en conditions arides, avec un maximum dans les pays à revenu intermédiaire supérieur (21,6%). Le réchauffement climatique est maximal dans les pays à revenu intermédiaire supérieur, dans les deux climats (18,0%). L’écotoxicité aquatique en eau douce est significative en conditions humides, à 23,1% pour les pays à faible revenu comme pour les pays à revenu intermédiaire supérieur, et minimale pour les pays à revenu intermédiaire inférieur en conditions arides (9,9%). L’eutrophisation est significative en conditions humides, en particulier dans les pays à revenu intermédiaire inférieur (30,8%), à revenu intermédiaire supérieur (29,8%) et à faible revenu (27,9%). L’acidification est plus élevée en conditions arides, à 21,4% pour les pays à revenu intermédiaire inférieur et à 21,0% pour les pays à faible revenu.

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Figure 4. Impacts agrégés et pondérés par groupe de revenus et climatLIC arideLIC humideLMIC arideLMIC humideUMIC arideUMIC humideAcidification21.02%13.11%21.42%12.63%19.89%11.94%Eutrophisation4.11%27.86%3.86%30.83%3.55%29.79%Écotoxicité aquatique d’eau douce13.56%23.11%9.87%16.80%13.56%23.11%Réchauffement climatique15.42%15.41%16.57%16.57%18.02%18.02%Toxicité humaine20.98%12.65%19.10%12.35%21.62%13.30%
Figure 4. Impacts environnementaux agrégés et pondérés selon l'économie et le climat. Chaque valeur correspond à la part de ce cas économie-climat dans la catégorie d'impact, de sorte que chaque ligne totalise 100%. Les cellules plus foncées indiquent des parts plus importantes.
Afficher les données de la figure 4Impacts agrégés et pondérés (%).
Catégorie d’impactLIC arideLIC humideLMIC arideLMIC humideUMIC arideUMIC humide
Acidification21.02%13.11%21.42%12.63%19.89%11.94%
Eutrophisation4.11%27.86%3.86%30.83%3.55%29.79%
Écotoxicité aquatique d’eau douce13.56%23.11%9.87%16.80%13.56%23.11%
Réchauffement climatique15.42%15.41%16.57%16.57%18.02%18.02%
Toxicité humaine20.98%12.65%19.10%12.35%21.62%13.30%

Impacts par type de déchet

Afin d'isoler l'effet de la composition, 1 tonne de chaque type de déchet — organiques, papier, plastique, verre, métaux et autres déchets — provenant de pays à faible revenu a été modélisée dans les deux climats pour des dépôts à ciel ouvert et des décharges non contrôlées. Les impacts les plus importants proviennent de l'élimination des métaux, dans les deux climats. Viennent ensuite le plastique, les autres déchets et le papier en climat humide. Le verre présente les impacts les plus faibles dans les deux climats.

Chaque fraction renvoie à un enjeu spécifique : les métaux à la toxicité humaine et à l'écotoxicité aquatique en eau douce ; le papier à la toxicité humaine ; le plastique à l'eutrophisation et à l'écotoxicité aquatique en eau douce ; les déchets organiques au réchauffement climatique, à la toxicité humaine et à l'écotoxicité aquatique en eau douce ; le verre à la toxicité humaine et à l'écotoxicité aquatique en eau douce ; et les autres déchets à l'eutrophisation, à l'écotoxicité aquatique en eau douce et à la toxicité humaine. Ces résultats concordent avec ceux obtenus pour les compositions globales de déchets.

Climat arideClimat humide

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Figure 5. Répartition de chaque catégorie d’impact entre climats arides et humides, par type de déchets0%25%50%75%100%Organique, AP: aride 60%Organique, AP: humide 40%APOrganique, EP: aride 9%Organique, EP: humide 91%EPOrganique, FAETP: aride 33%Organique, FAETP: humide 67%FAETPOrganique, GWP: aride 50%Organique, GWP: humide 50%PRGOrganique, HTP: aride 78%Organique, HTP: humide 22%HTPDéchets organiquesPapier, AP: aride 47.5%Papier, AP: humide 52.5%APPapier, EP: aride 3%Papier, EP: humide 97%EPPapier, FAETP: aride 32.5%Papier, FAETP: humide 67.5%FAETPPapier, GWP: aride 50%Papier, GWP: humide 50%PRGPapier, HTP: aride 53.5%Papier, HTP: humide 46.5%HTPPapierPlastique, AP: aride 91.5%Plastique, AP: humide 8.5%APPlastique, EP: aride 1%Plastique, EP: humide 99%EPPlastique, FAETP: aride 33%Plastique, FAETP: humide 67%FAETPPlastique, GWP: aride 50%Plastique, GWP: humide 50%PRGPlastique, HTP: aride 98.5%Plastique, HTP: humide 1.5%HTPPlastiqueVerre, AP: aride 100%AP–EPVerre, FAETP: aride 33%Verre, FAETP: humide 67%FAETP–PRGVerre, HTP: aride 99.5%Verre, HTP: humide 0.5%HTPVerre–AP–EPMétaux, FAETP: aride 32.5%Métaux, FAETP: humide 67.5%FAETP–PRGMétaux, HTP: aride 90%Métaux, HTP: humide 10%HTPMétauxAutres déchets, AP: aride 61.5%Autres déchets, AP: humide 38.5%APAutres déchets, EP: aride 12%Autres déchets, EP: humide 88%EPAutres déchets, FAETP: aride 33%Autres déchets, FAETP: humide 67%FAETPAutres déchets, GWP: aride 50%Autres déchets, GWP: humide 50%PRGAutres déchets, HTP: aride 97.5%Autres déchets, HTP: humide 2.5%HTPAutres déchets
Figure 5. Répartition de chaque catégorie d'impact entre les climats aride et humide pour 1 tonne de chaque type de déchet éliminée dans des dépôts à ciel ouvert et des décharges non contrôlées (les deux méthodes donnent des résultats identiques). Un tiret indique une catégorie sans contribution de cette fraction. Valeurs redessinées à partir de l'analyse originale.
Afficher les données de la figure 5Part de chaque catégorie d'impact, aride / humide.
Type de déchetAPEPFAETPPRGHTP
Déchets organiques60% / 40%9% / 91%33% / 67%50% / 50%78% / 22%
Papier47.5% / 52.5%3% / 97%32.5% / 67.5%50% / 50%53.5% / 46.5%
Plastique91.5% / 8.5%1% / 99%33% / 67%50% / 50%98.5% / 1.5%
Verre100% / 0%–33% / 67%–99.5% / 0.5%
Métaux––32.5% / 67.5%–90% / 10%
Autres déchets61.5% / 38.5%12% / 88%33% / 67%50% / 50%97.5% / 2.5%
Incertitude

Analyse de sensibilité et Monte Carlo

L'analyse de sensibilité a porté sur l'élimination de déchets dans des pays à faible revenu en conditions arides, dans des décharges non contrôlées et des dépôts à ciel ouvert, pour une composition de 64% de déchets organiques, 5% de papier, 8% de plastique, 3% de verre, 3% de métaux et 17% d'autres déchets (Hoornweg & Bhada-Tata, 2012). Chaque fraction a varié d'un écart type de −50% à +50%. Les résultats globaux ne changent pas, mais l'analyse montre quelles données d'entrée influencent les résultats : la fraction de métaux et la fraction organique ont l'effet le plus marqué, tandis que le verre et les autres déchets modifient également les résultats dans certains cas.

Tableau 3. Résultats de l'analyse de sensibilité.
CasDéchets organiquesPapierPlastiqueVerreMétauxAutres déchets
1 − SD−2.7%−0.7%−1.7%−29.3%−13.2%−2.4%
1 + ET2.7%0.7%1.7%29.3%13.2%2.4%
2 − SD−1.2%−0.5%−0.9%−7.3%−35.9%−4.4%
2 + ET1.2%0.5%0.9%7.3%35.9%4.4%
3 − SD−9.0%−0.5%−7.4%−13.0%0.0%−20.1%
3 + ET9.0%0.5%7.4%13.0%0.0%20.1%
4 − SD−33.0%−9.2%−1.1%0.0%0.0%−6.8%
4 + ET33.0%9.2%1.1%0.0%0.0%6.8%
5 − SD−14.3%−1.3%−1.7%0.0%0.0%−32.7%
5 + ET14.3%1.3%1.7%0.0%0.0%32.7%

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Analyse de sensibilité : variation du résultat pour plus ou moins un écart-type, par fraction de déchets et par casCas 1Cas 2Cas 3Cas 4Cas 5Déchets organiques±2.7%±1.2%±9%±33%±14.3%Papier±0.7%±0.5%±0.5%±9.2%±1.3%Plastique±1.7%±0.9%±7.4%±1.1%±1.7%Verre±29.3%±7.3%±13%0%0%Métaux±13.2%±35.9%0%0%0%Autres déchets±2.4%±4.4%±20.1%±6.8%±32.7%
Tableau 3 sous forme de graphique. Amplitude de la variation du résultat pour ±1 écart type dans chaque fraction de déchet, par cas. Les cellules plus foncées indiquent des variations plus importantes.

L'incertitude a été évaluée par une analyse Monte Carlo de 1 000 simulations avec des paramètres générés aléatoirement. Le tableau 4 indique, pour chaque catégorie d'impact, la part des simulations ayant modifié le résultat d'une amplitude donnée. Les résultats d'écotoxicité aquatique en eau douce sont fortement regroupés : environ 62% des simulations ont modifié le résultat de ±0.5% au maximum, environ 92% de ±1.5% au maximum, et aucune de plus de ±4.5%. La toxicité humaine présente une dispersion légèrement plus large, avec environ 74% des simulations dans une plage de ±2.5%. Pour l'acidification, le réchauffement climatique et l'eutrophisation, aucune plage de variation unique ne regroupe plus de 5% des simulations. Toutes les variations enregistrées restent dans une plage de ±9.5% autour du résultat de référence, ce qui confirme la stabilité des résultats.

Tableau 4. Analyse Monte Carlo : part des 1 000 simulations, selon la variation du résultat et la catégorie d'impact.
Variation du résultatHTPFAETPAPPRGEP
−9.5%0.06%0%2.5%1.03%2.06%
−8.5%0.07%0%2.88%1.11%2.37%
−7.5%0.33%0%2.98%1.25%2.39%
−6.5%0.75%0%3.39%1.33%2.36%
−5.5%2.03%0%3.61%1.05%2.59%
−4.5%3.39%0.05%3.78%1.19%2.53%
−3.5%6.3%0.46%4.01%1.41%2.79%
−2.5%9.53%3.79%4.14%0.97%2.71%
−1.5%12.28%14.87%4.48%1.4%2.73%
−0.5%14.91%30.49%4.51%1.21%2.96%
+0.5%14.55%31.14%4.45%1.12%2.83%
+1.5%13.31%15.15%4.12%1.37%2.64%
+2.5%9.43%3.64%4.18%1.14%2.51%
+3.5%6.32%0.39%4.4%1.05%2.78%
+4.5%3.79%0.02%4.14%1.23%2.69%
+5.5%1.83%0%3.66%1.1%2.68%
+6.5%0.74%0%3.62%1.07%2.87%
+7.5%0.29%0%3.07%1.15%2.46%
+8.5%0.06%0%2.63%1.23%2.3%
+9.5%0.03%0%2.54%1.13%2.27%
HTPFAETPAPPRGEP

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Analyse de Monte-Carlo : part des 1 000 simulations selon la variation du résultat, par catégorie d’impact0%10%20%30%−9.5%−5.5%−1.5%+1.5%+5.5%+9.5%Variation du résultatHTPFAETPAPPRGEP
Tableau 4 sous forme de graphique. Part des 1 000 simulations Monte Carlo dans chaque plage de variation, par catégorie d’impact. Les pics marqués de FAETP et HTP autour de zéro montrent à quel point ces résultats sont concentrés.
Conclusion

Conclusion et implications

Les trois pratiques d’élimination nuisent à l’environnement, mais de manière différente. La réponse à la première question de recherche est oui, mais moins que prévu : le niveau de revenu fait varier l’ampleur des impacts individuels de quelques points de pourcentage, tandis que la hiérarchie des enjeux reste globalement inchangée. La réponse à la deuxième est clairement oui : pour les dépotoirs et les décharges non contrôlées, le climat détermine si la charge principale pèse sur les écosystèmes d’eau douce ou sur la santé humaine. La réponse à la troisième est qu’un petit nombre de fractions — surtout les métaux, puis le plastique et les déchets organiques — concentrent l’essentiel des impacts.

Les apports de cette étude

  • Une comparaison cohérente — trois groupes de revenus, deux climats, trois méthodes d’élimination et six fractions de déchets sont évalués par tonne avec les mêmes modèles et la même méthode d’impact, plutôt qu’une ville ou un pays à la fois.
  • Le climat prime sur le revenu — pour les dépotoirs et les décharges non contrôlées, le passage d’un climat aride à un climat humide modifie l’impact dominant, tandis que le passage d’un groupe de revenus à l’autre ne change les parts d’impact que de quelques points de pourcentage.
  • Le mécanisme de l’effet climatique — les émissions de métaux lourds sont attribuées à leur milieu récepteur : l’eau en climat humide, le sol et l’air en climat aride.
  • Priorités par fraction — les métaux, le plastique et les déchets organiques sont identifiés comme les fractions concentrant la plupart des impacts, ce qui indique où la séparation est prioritaire.

Trois priorités pratiques découlent des résultats :

  • Mettre fin en priorité au brûlage à l’air libre — sa charge de toxicité humaine est la plus élevée en valeur absolue et ne diminue ni avec le niveau de revenu ni avec le climat.
  • Adapter les mesures de contrôle au climat — dans les régions humides, le confinement des lixiviats protège l’eau ; dans les régions arides, la couverture et la protection des sols limitent l’exposition aux métaux.
  • Écarter les métaux et les déchets électroniques des déchets mélangés — la fraction métallique est à l’origine de la toxicité humaine et de l’écotoxicité et figure parmi les paramètres les plus influents dans l’analyse de sensibilité.
Limites
  • La collecte, le transport, le recyclage informel et l’énergie consommée sur site sont hors du périmètre du système.
  • Les dépotoirs à ciel ouvert et les décharges non contrôlées utilisent ici le même modèle d’inventaire et les mêmes paramètres ; ils donnent donc des résultats identiques.
  • Les données sur la composition des déchets datent de 2012 ; les figures 1 à 5 présentent des parts pondérées, tandis que le tableau 2 fournit des résultats caractérisés absolus.
Questions

Questions fréquentes

Quelle méthode d’élimination des déchets a l’impact le plus élevé sur la toxicité humaine dans les pays en développementa0?

Brûlage à l’air libre. Dans cette étude, il représente environ 77% de l’impact pondéré lié à la toxicité humaine dans chaque groupe de revenus et chaque climat, et son potentiel de toxicité humaine caractérisé est de 2,080 à 2,170 kg 1,4-DB-éq par tonne de déchets, contre 126 à 957 kg pour les décharges à ciel ouvert et les décharges non contrôlées.

Comment le changement climatique modifie-t-il l’impact environnemental des décharges à ciel ouvert et des sites d’enfouissement non contrôlés?

Dans les climats humides, les métaux lourds quittent principalement le site par l’eau, de sorte que l’écotoxicité aquatique en eau douce (environ 60% de l’impact pondéré) et l’eutrophisation (environ 30%) prédominent. Dans les climats arides, les émissions se dirigent surtout vers les sols et l’air, et la toxicité humaine arrive en tête avec environ 60%, suivie de l’écotoxicité aquatique en eau douce avec environ 35%.

Quel est l’ empreinte carbone de la mise en dépôt sauvage d’une tonne de déchets solides municipaux ?

Entre 432 et 520 kg CO₂-éq par tonne, carbone biogénique inclus, ou entre 333 et 399 kg CO₂-éq, hors carbone biogénique, avec une hausse selon le niveau de revenu. Le brûlage à l’air libre de cette même tonne génère environ 196 kg CO₂-éq, carbone biogénique inclus.

Quelles fractions de déchets ont le plus d’impact environnemental lorsqu’elles sont mises en déchargea0?

Les métaux, par leur contribution à la toxicité humaine et à l’écotoxicité aquatique en eau douce. Le plastique accroît l’eutrophisation et l’écotoxicité, les déchets organiques contribuent au réchauffement climatique, à la toxicité humaine et à l’écotoxicité, et le verre présente l’impact le plus faible parmi les fractions étudiées.

Est-ce que DEISO réaliser une analyse du cycle de vie d’un système de gestion des déchets ?

Oui. DEISO réalise des ACV des systèmes de collecte, de traitement et d’élimination des déchets, de la modélisation de l’inventaire à la comparaison de scénarios et au reporting. Les demandes passent par le DEISO formulaire de devis.

Référence bibliographique

Comment citer cette étude

Les chercheurs sont invités à citer cette étude, disponible dans son intégralité au format PDF. Veuillez mentionner le Dr Mahdi Ikhlayel comme auteur et DEISO Research comme éditeur, en utilisant l’un des formats ci-dessous ; le lien vers cette page est ajouté automatiquement.

APA 7

Ikhlayel, M. (2026). Impacts environnementaux des dépôts à ciel ouvert, de l’enfouissement non contrôlé et du brûlage à l’air libre des déchets solides municipaux dans les pays en développement : une analyse du cycle de vie par niveau de revenu et zone climatique. DEISO Research. https://doi.org/10.13140/RG.2.2.28789.95206

Harvard

Ikhlayel, M. (2026) Impacts environnementaux de la mise en dépôt sauvage, de la mise en décharge non contrôlée et du brûlage à l’air libre des déchets solides municipaux dans les pays en développement : une analyse du cycle de vie par niveau de revenu et zone climatique. Tokyo : DEISO Research. Disponible à l’adresse suivante : https://doi.org/10.13140/RG.2.2.28789.95206

BibTeX
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Références

Références

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